Dossier/Grand-Bassam-Rebondissement dans le litige à la Cité Meco (Modeste)

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Pluies de plaintes contre Koffi Armand, PDG de Koffi’s Holding

Un contentieux oppose depuis des mois, les acquéreurs de logements et terrains de la cité Meco au promoteur Koffi Armand, PDG de Koffi’s Holding. Votre hebdomadaire en avait fait cas dans sa parution numéro 47. Plusieurs plaintes des acquéreurs contre la société Koffi’s Holding affluent au pôle pénal économique et financier, à la police criminelle pour, dit-on, escroquerie.

300 personnes voire plus sont victimes. Ils accusent Koffi Jean Armand d’expropriation de logements et terrains à la cité Meco, (Modeste -Grand-Bassam) et d’escroquerie. Désappointés, des acquéreurs de la cité Meco se disent être engluées dans du faux, une escroquerie. Une situation qui a vite fait de muer l’espoir d’acquérir un toit en une désillusion du fait de la mauvaise foi de la société Koffi’s Holding. En effet, ils sont nombreux les victimes qui accusent la société de les avoir arnaqués. « Nous avons souscrit en 2006 pour les uns, 2014, 2015 pour d’autres, à une opération de logements et de terrains initiée par la mutuelle ensemble de

Cocody (MECO). Le coût des maisons variait entre 12,5 millions de francs pour la villabasse-jumelée, les villas individuelles avoisinaient 13, 5 voire 17 millions de francs les 400m2 », rappelait le président du collectif des acquéreurs de logements et de terrains de l’opération MECO. Vu les facilités de paiement, plusieurs personnes avaient souscrit. L’anxiété va habiter les acquéreurs quand en 2017, la  SCI Mathieu, sur ordre d’une dame, détentrice d’un titre foncier, fait raser une partie du terrain. Après vérification de l’expertise de la direction de topographie et de la cartographie et à la suite d’un rapport d’expertise du cabinet de géomètre expert Soro Nanga Didier, il ressort que la société Koffi’s Holding, propriété de Koffi Jean Armand cité MECO, n’a ni un titre foncier, ni ACD, ni un permis de construire délivré par le ministère de la Construction encore moins des documents administratifs légaux. Qu’à la suite d’une vérification, la cité Meco se retrouve sur la parcelle de la cité MED. Que Koffi’s Holding a empiété sur la parcelle du groupe MED. Vu que des personnes occupent illégalement une partie du terrain, MED a saisi la justice afin de démolir les maisons des occupants. L’affaire a été portée devant le conseil d’Etat. Malgré cela, Koffi Jean Armand a continué de menacer les souscripteurs pour leur demander de l’argent. Aux acquéreurs qui n’ont pas tout soldé, le promoteur a rehaussé le coût des maisons. Ainsi, une maison vendue précédemment à 13millions est passée à 18 millions de francs et plus. Pourtant, avait fait remarquer un acquéreur, « ce sont les acquéreurs, eux mêmes, qui ont achevé les travaux de leur maison pour y habiter ». Les acquéreurs qui refusent de se conformer à cette exigence du promoteur des logements et terrains sont menacés, parfois violentés, battus par les badauds et autres loubards. Le président du collectif des acquéreurs, nous apprend-t-on, en a fait les frais en mai 2020.

UNE ACQUÉREUSE

ENFONCE KOFFI ARMAND

« Le président directeur général de Koffi’s Holding n’a ni titre foncier, ni ACD, ni permis de construire délivré par le ministère de la construction, encore moins de documents administratifs légaux », soutiennent mordicus des membres du collectif des acquéreurs de la cité MECO, à Modeste, Grand Bassam. C’était dans notre parution N°47. Une étude d’un expert a révélé que la société CEB, propriétaire du titre foncier 1403 de Bassam a empiété sur le certificat de propriété du groupe MED de 42 hectares 75a 82 ca. Une menace dangereuse pour les acquéreurs vus que MED tient à les déguerpir. Conséquence, des acquéreurs ont saisi pour les uns la police criminelle, pour d’autres le pôle pénal international ou la justice. Cette affaire fait grand bruit. Dans des échanges avec le promoteur, le 15 novembre de l’année  dernière, celui-ci avait reconnu n’avoir pas de documents administratifs légaux. « Ma demande d’obtenir des ACD sur chaque lot de la cité MECO au nom de Koffi’s Holding a été rejetée en bloc (NDLR : Il nous présente des documents rejetés par le ministère de la construction). Le groupe CEB est propriétaire des 140 hectares. Koffi’s Holding ne possède que 20 hectares. Tout comme le ministère de la construction, le guichet unique, d’après le cadastre, l’ACD existant est au nom du groupe CEB », avait avoué le promoteur, Koffi Jean Armand. Est-il désormais en règle?

LES MENACES INCESSANTES

DU KOFFI’S HOLDING

« Koffi Armand nous menace afin qu’on lui paie son argent.

 Nous ne refusons pas de payer. Nous voulons nous rassurer qu’il soit le propriétaire de la parcelle sur laquelle sont bâties nos maisons. Si ce n’est pas le cas, nous entendons pour pouvoir payer au vrai propriétaire de la parcelle.», expliquait une acquéreuse « Nous ne croyons plus en Koffi’s Holding. Nous voulons traiter avec la structure qui sortira vainqueur du conflit entre CEB et MED. Lequel conflit est devant le conseil d’Etat. Nous attendons tous le verdict », nous apprenait l’acquéreuse.

Les acquéreurs de plus en plus inquiets sont dans l’attente de documents administratifs légaux justifiant qu’ils sont propriétaires de lots qu’ils occupent.

Si le promoteur accuse les acquéreurs d’être dans l’illégalité, d’avoir des documents caducs, lui non plus n’a aucun document dont l’ACD qui permet d’être le propriétaire du site de la cité MECO. Lors d’une rencontre le vendredi 15 novembre 2024, le président directeur général (PDG) de Koffi’s Holding relevait être sous la menace du groupe CEB. « Le groupe CEB est propriétaire ces 140 hectares. Koffi’s Holding ne possède que 20 hectares », avait-t-il indiqué. Il révélait que le litige qui oppose le groupe CEB à MED a tourné à l’avantage du groupe CEB. « Le groupe CEB demande que je lui verse, avant le 23 décembre 2024, 6,4 milliards de francs ans quoi, il va déguerpir toute la cité MECO », avait-il prévenu. Que s’est-il passé un an après ? Le promoteur Koffi Armand appelle les acquéreurs à la négociation afin d’éviter que la CEB mette son plan à exécution.

Pourquoi faire payer les créances aux acquéreurs ? A cette question, le promoteur accuse MED. « Cette société m’a fait comprendre qu’elle était propriétaire or, il n’en est rien. La justice a donné raison à CEB. J’ai signé une convention de vente immobilière sous conditions suspension par le groupe CEB SARL au profit de la SA Koffi’s Holding. Si je m’acquitte des 6,4 milliards de francs réclamés par la CEB», indiquait le promoteur. Et pour ça, il menace quotidiennement les acquéreurs, fait des augmentations farfelues des prix des maisons. Passant parfois au triple. Affirmant que c’est l’argent pris avec les acquéreurs qui lui permettra de s’acquitter de ce qu’ils devaient payer à la CEB, que cette augmentation, c’est pour l’acquisition des ACD, le permis de construire. En attendant de faire face à ses engagements vis-à-vis de CEB, le PDG de Koffi’s Holding multiplie les menaces contre les acquéreurs.

« Tous les contrats des acquéreurs sont caducs. Ces contrats stipulaient une augmentation de 1,2% par année, après occupation de la maison, pour celui qui ne s’est pas acquitté de la totalité de paiement », se défend-t-il.

MED et LE GROUPE CEG, les deux structures se disputent une parcelle de terrain, à Modeste, Grand-Bassam. Conséquence, les 300 acquéreurs de logements et terrains de la Cité MECO sont inquiets et souvent sous la menace de la société Koffi’s Holding qui brandit leur expulsion. Chose curieuse, le mis en cause aurait porté plainte contre ses clients (acquéreurs).

En attendant que le dénouement du litige, les 300 acquéreurs de logements à la cité Meco à Modeste, Grand Bassam ne dorment presque plus. Ils ont peur de se voir déguerpis manu militari, un de ses quatre matins. Et pourtant, ce sont des centaines de millions de francs CFA que les acquéreurs auraient payé à Koffi Jean Armand pour s’installer dans les logements à la Cité Meco, Modeste.

Malgré cela, Koffi Jean Armand, PDG de Koffi’s Holding se la coule douce. Il circule librement, sans être inquiété par la justice. Koffi Jean Armand expulse les acquéreurs qui lui doivent de l’argent, vend certaines maisons et des terrains. Une source révèle qu’il aurait même à son tour porté plainte à la police criminelle contre des acquéreurs. Si le ridicule tuait.

S.A.S